Abolir

13 juin, 2020 (15:36) | | Par: francois

(a-bo-lir), v. a.
1° Mettre à néant. Abolir une loi. Les actes de ce gouvernement furent abolis. Des sectes ont voulu abolir le mariage. Les parlements furent abolis par l’Assemblée constituante. Dans les républiques anciennes, on abolissait quelquefois en partie les dettes pour soulager la plèbe obérée. En vain l’hérésie lui a-t-elle refusé ce culte suprême, et, par une audace insoutenable, a-t-elle entrepris de l’abolir, BOURD. Pens. t. III, p. 262. Pour en abolir la mémoire, BOSSUET Hist. I, 10. L’idolâtrie allait abolir la loi de Dieu, ID. ib. II, 109. On verra de David l’héritier détestable Abolir tes honneurs, profaner tes autels, RAC. Ath. v, 6. Et veulent aujourd’hui qu’un même coup mortel Abolisse ton nom, ton peuple et ton autel, ID. Esth. I, 4. Une mode a à peine détruit une autre mode, qu’elle est abolie par une plus nouvelle, qui cède elle-même à celle qui la suit et qui ne sera pas la dernière, LABRUY. 13. Il abolit la dignité de patriarche, quoique assez dépendante de lui, et par là se trouva plus maître de son église, FONTENELLE Czar Pierre. J’abolis les faux dieux, VOLT. Mah. II, 5. Tu juras toi-même D’abolir pour jamais l’autorité suprême, ID. M. de Cés. I, 3.

2° Terme d’ancien droit criminel. Abolir une créance, en interdire les poursuites. Mes services…. Pour le faire abolir [mon crime] sont plus que suffisants, CORN. Cid, II, 1.

3° S’abolir, être aboli. Cet usage s’est aboli peu à peu. Une maison de confusion où les plus anciennes pratiques s’abolissent, BOURD. Pens. t. II, p. 386. [Liberté] Tes purs adorateurs, étrangers sur la terre, Voyant dans ces excès ton saint nom s’abolir, Ne le prononcent plus, LAMART. Méd. II, 20. Tout crime s’abolit au bout d’un certain nombre d’années, Acad.
[Toast] [Ses Purs ongles…] [A la nue…]

En rapport Entrées