Moire

15 juin, 2020 (18:58) | | Par: francois

(moi-r’), s. f.
1° Originairement, étoffe faite avec le poil d’une espèce de chèvre de l’Asie Mineure. Il y avait deux sortes d’étoffes nommées cilices, l’une très fine et très belle, tissue de poil d’antilope ou de chèvre sauvage appelée mo dans l’Asie Mineure, d’où nous vient la véritable moire, à laquelle nous avons substitué une étoffe de soie calandrée, VOLT. Philos. Bible expliq. Gen.
2° Aujourd’hui, apprêt que reçoivent, à la calandre ou au cylindre, par l’écrasement de leur grain, certaines étoffes de soie, de laine, de coton ou de lin, et qui leur communique un éclat changeant, une apparence ondée et chatoyante. La pratique, en parfait accord avec la théorie, apprend que la moire apparaît d’une manière plus avantageuse sur les étoffes monochromes que sur les étoffes glacées, parce qu’en effet, la beauté de la moire résidant dans la variété des dessins changeant avec la position du spectateur, les changements de couleur de l’étoffe glacée viennent, pour ainsi dire, contrarier la simplicité et la pureté des dessins de la moire, CHEVREUL, Journ. des Sav. 1866, p. 648.
Étoffe qui a reçu ce genre d’apprêt. D’une longue soutane il endosse la moire, BOILEAU Lutr. IV.
Moire antique, moire dont le dessin est grand.

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