Naïade

18 juin, 2020 (08:32) | | Par: francois

(na-ia-d’), s. f.
1° Divinité inférieure qui, suivant le polythéisme, présidait aux fontaines et aux rivières. Je ne me déclare caution que de l’histoire du fleuve en colère [le Rhin], que j’ai apprise d’une de ses naïades qui s’est réfugiée dans la Seine, BOILEAU Ép. IV, Passage du Rhin, au lecteur. Il [le dieu du Rhin] se trouble, il regarde, et partout sur ses rives Il voit fuir à grands pas ses naïades craintives, ID. Ép. IV. Je sais, quand le midi leur fait désirer l’ombre, Entrer à pas muets sous le roc frais et sombre, D’où parmi le cresson et l’humide gravier La naïade se fraie un oblique sentier, A. CHÉN. Idylle, fragment.
Fig. Ce serait à ceux qui ont des millions de quarante écus de rente, à se charger de ce grand ouvrage [amener l’Yvette à Paris] ; mais l’incertitude du succès les effraie, le travail les rebute, et les filles de l’opéra l’emportent sur les naïades de l’Yvette, VOLT. Lett. de Parcieux, 17 juin 1768.

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