Nourrisson

18 juin, 2020 (08:37) | | Par: francois

(nou-ri-son), s. m.
1° Enfant qui est en nourrice. Clitus aimait Alexandre non-seulement comme son roi, mais encore comme son nourrisson, VAUGELAS, Q. C. III, 6. Et, sans s’incommoder, moyennant ce partage, Mères et nourrissons faisaient leur tripotage, LA FONT. Fabl. III, 6. De jeunes femmes apportent leurs nourrissons devant son image [de Marie], CHATEAUB. Génie, I, I, 5. Les nourrissons de Paris, c’est-à-dire les enfants placés par les familles de toutes les classes de Paris dans les environs de la capitale, Moniteur du 27 mars 1867, p. 364, 2e col.
Il se dit aussi au féminin, nourrissonne. Que pouvait Mambrès dans des circonstances si épineuses ? il va trouver sa chère nourrissonne au sortir du conseil, VOLT. Taureau blanc, 4.
Fig. De là toutes ces plantes, Nourrissons exilés des régions ardentes, DELILLE, Trois règnes, IV.
2° Dans le style soutenu, élève, en le rapportant à quelque divinité, et, particulièrement, aux Muses. J’ai rang parmi les nourrissons Qui sont chers aux doctes pucelles, Et souvent j’ose, en mes chansons, Célébrer des rois et des belles, LA FONT. Lett. XVI. Muses, dictez sa gloire à tous vos nourrissons, BOILEAU Art p. IV. Elle couvrit le jeune nourrisson de Minerve de l’égide que la sage déesse lui avait confiée, FÉN. Tél. XVI. Le nourrisson du Pinde, ainsi que le guerrier, à tout l’or du Pérou préfère un beau laurier, PIRON, Métrom. III, 7.

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