Porphyre

18 juin, 2020 (08:47) | | Par: francois

(por-fi-r’), s. m.
1° Nom donné chez les anciens à une roche d’un rouge foncé, parsemé de taches blanches, et qu’on tirait principalement de la haute Égypte. Un sphinx en porphyre. Mercredi 11 avril 1685 : nous vîmes dans la galerie, entre plusieurs statues et vases qu’on a apportés de Rome, deux vases de porphyre taillés nouvellement ; on a depuis peu retrouvé le secret de tailler le porphyre ; il y a plus de mille ans que ce secret-là était perdu, DANGEAU, I, 152. L’art de tailler et de polir le porphyre, perdu après l’invasion barbare, ne fut retrouvé qu’au XVe siècle, sous les premiers Médicis, par le Florentin Peruzzi, SIMONIN, Moniteur universel, 14 juin 1867, p. 741, 4e col.
2° Par extension, toute espèce de pierre dure et polissable, présentant, au milieu d’une pâte d’une certaine couleur, des cristaux dont la teinte blanche tranche nettement sur celle du fond. Du porphyre vert.
3° Au sens restreint de la minéralogie, nom d’une pierre basaltique très dure, rouge ou noire, composée de feldspath, de quartz et de mica Le caractère essentiel de tous les porphyres et par lequel ils sont toujours reconnaissables, c’est le mélange du feldspath ou du schorl ou de tous deux ensemble avec la matière du jaspe, BUFF. Min. t. I, p. 122 Le feldspath communique aux roches dans lesquelles il entre sa tendance à la décomposition ; on doit remarquer que les porphyres sont presque toujours décomposés à leur surface, A. BRONGNIART. Minér. t. I, p. 363, dans POUGENS.

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