Ris

18 juin, 2020 (08:51) | | Par: francois

(rî), s. m.
1° Synonyme de rire 2. Ce ris dédaigneux qu’excitent les personnes simples, lorsqu’on leur voit croire des choses impossibles, BOSSUET Anne de Gonz. Le sage n’a jamais parlé avec plus de sens que lorsqu’il a dit dans l’Ecclésiaste, qu’il réputait le ris une erreur, et que la joie était une tromperie, ID. Sermons, 3e dim. après Pâques, Provid. préambule. Elle [l’ode] peint les festins, les danses et les ris, BOILEAU Art p. II. Elle [l’altération des traits] est plus grande dans un ris immodéré, que dans la plus amère douleur, LA BRUY. I. Je doute seulement que le ris excessif convienne aux hommes qui sont mortels, ID. XI. Le ris malin…. c’est la joie de l’humiliation d’autrui, VOLT. Dict. phil. Rire. [Elles] S’approchaient, me montraient avec un ris farouche, DUCIS, Macbeth, II, 6. Défigurant son beau visage par des ris aussi forcés que bruyants, GENLIS, Ad. et Th. t. I, p. 89, dans POUGENS.
Ris de saint Médard, ris niais, contraint. D’un ris de saint Médard il lui fallut répondre, RÉGNIER, Sat. VIII.
Un ris qui ne passe pas le noeud de la gorge, ris contraint.
2° Ris sardonique, voy. RIRE 2, n° 3.
3° Ris de Pâques, bon conte que les prédicateurs avaient coutume de faire à leur auditoire le jour de Pâques.
4° S. m. pl. Divinités qui, chez les anciens, présidaient à la gaieté ; en cet emploi il prend une majuscule. Que dirais-je des traits où les Ris sont logés, Des yeux aux brillantes merveilles… ? LA FONT. Psyché, I, p. 84.

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