Berthe Morisot

« Tant de clairs tableaux irisés, ici, exacts, primesautiers, eux peuvent attendre avec le sourire futur, consentiront que comme titre au livret qui les classe, un Nom, avant de se résoudre en leur qualité, pour lui-même prononcé ou le charme extraordinaire avec lequel il fut porté, évoque une figure de race, dans la vie et de personnelle élégance extrêmes. »
Stéphane Mallarmé, portrait

Berthe Morisot

Berthe Morisot
Berthe Morisot

Berthe Morisot est née à Bourges le 14 janvier 1841, elle était l’arrière petite-nièce de Fragonard. Avec sa soeur Edma, elle étudie très tôt la peinture, notamment en copiant les chefs d’oeuvres du Louvre où elle fait la connaissance de Fantin-Latour. Dès 1861, Berthe et Edma étudient auprès de Camille Corot à Ville d’Avray. Berthe Morisot participe au Salon de 1864, puis à celui de 1865 où elle présente quelques paysages. En 1868, Berthe rencontre Manet pour qui elle pose (Le Balcon, Le Repos, Berthe Morisot au bouquet de violettes.) Elle délaisse le Salon officiel de 1874 pour rejoindre l’exposition parallèle de Monet, Sisley, Renoir… Cette même année, elle épouse Eugène Manet, frère d’Edouard.
Elle perdra son mari en 1892, fera l’acquisition d’un château à Mesnil, et tombera malade, confiant sa fille Julie Manet à Stéphane Mallarmé en tant que tuteur ainsi qu’à Auguste Renoir pour son éducation de peintre. Elle meurt le 2 mars 1895 à Paris.
C’est par son mariage avec Eugène Manet qu’elle est amenée à connaître Mallarmé, qu’elle reçoit avec ses amis artistes lors de ses salons du jeudi. Mallarmé lui dédie un portrait, préface à l’exposition posthume de mars 1896.
La peinture de Berthe Morisot n’a pas la place qu’elle mérite dans la liste des grands noms de la peinture française impressioniste. Berthe Morisot fut admirée par Degas et Paul Valéry, qui épousa une de ses nièces, Nini Gobillard.

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