Les poèmes de Stéphane Mallarmé

Finalement, Mallarmé n’aura destiné à la publication qu’un peu moins de cinquante poèmes, mais ce sont autant de pierres ciselées par l’artisan Mallarmé tout au long de sa « carrière » de poète.

Bien de ces textes paraissent obscurs, mais leur obscurité n’existe que si l’on veut leur donner un sens. La méthode de travail de Mallarmé montre qu’il cherchait l’effet esthétique, remplaçant un mot par un autre plus sonore, changeant un vers contre un vers plus harmonieux. De plus, l’obscurité présumée de Stéphane ne se retrouve que sur une moitié du recueil.

S’il fallait chercher un sens à des pièces comme « Ses purs ongles très haut… » ou « Tout orgueil… », on gagnerait en clarté ce qu’on perdrait en beauté pure. Le « Tombeau d’Edgar Poe » résume à lui seul la démarche du poète et l’on gagne à le lire attentivement en détachant les mots-clés de l’œuvre : sens plus purs aux mots, sortilège, voix étrange… en n’oubliant pas le but du Poème : faire atteindre l’Éternité par la «religion» du Beau, seul dogme de Mallarmé…

Le premier poème de l’édition dite « Deman », du nom de l’éditeur, est Salut. A vous de commencer votre exploration du monde mallarméen.

Mallarmé par Manet