Citations de Mallarmé

« Ce n’est pas avec des idées qu’on fait des vers, c’est avec des mots. »

« Par le fait que nous aimons, que nous souffrons, nous sommes engagés dans les voies de l’universel et du permanent. »

« Nos actes utiles et bienfaisants emplissent d’empreintes plus fermes la piste des pas éternels. Ce qui persiste c’est toujours ce qui régénère. Le temps ne dure qu’en inventant. »

« Pour fortifier un coeur, il faut doubler la passion par la morale. »

« L’amour, quel autre mot pourrait donc venir donner une enveloppe verbale adaptée de nos spiritualités à l’intime accord qui compose la nature des choses et au rythme grave et grand qui réalise tout l’univers. »

« L’écrivain, de ses maux, dragons qu’il a choyés, ou d’une allégresse, doit s’instituer, au texte, le spirituel histrion. »

« Toute âme est une mélodie qu’il s’agit de renouer. »

« Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. »

« Dire au peintre qu’il faut prendre la nature comme elle est, vaut de dire au virtuose qu’il peut s’asseoir sur le piano. »

« Oui, je le sais, nous ne sommes que de vaines formes de la matière, mais bien sublimes pour avoir inventé Dieu et notre âme. »

« Nommer un objet, c’est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite du bonheur de deviner peu à peu ; le suggérer, voilà le rêve. »

« Les chats sont des êtres faits pour emmagasiner la caresse. »

« Le monde est fait pour aboutir à un beau livre. »

« Ecrire, c’est déjà mettre du noir sur du blanc. »

« Vaincre le hasard mot pour mot. »

« Un livre, dans notre main, s’il énonce quelque idée auguste, supplée à tous les théâtres, non par l’oubli qu’il en cause mais les rappelant impérieusement au contraire. »

« Sait-on ce que c’est qu’écrire ? Une ancienne et très vague mais jalouse pratique dont gît le sens au mystère du coeur. »

« L’amour, quel autre mot pourrait donc venir donner une enveloppe verbale adaptée de nos spiritualités à l’intime accord qui compose la nature des choses et au rythme grave et grand qui réalise tout l’univers. »

« Mal inspiré celui qui se crierait son propre contemporain. »

« Cette foule hagarde ! Elle annonce : Nous sommes la triste opacité de nos spectres futurs. »

« L’oeuvre pure implique la disparition élocutoire du poète, qui cède l’initiative aux mots, par le heurt de leur inégalité mobilisés ; ils s’allument de reflets réciproques comme une virtuelle traînée de feux sur des pierreries, remplaçant la respiration perceptible en l’ancien souffle lyrique ou la direction personnelle enthousiaste de la phrase. »

« … l’écriture [n’est] que la fixation du chant immiscé au langage et lui-même persuasif du sens. »

« À quoi bon la merveille de transposer un fait de nature en sa presque disparition vibratoire, cependant ; si ce n’est pour qu’en émane, sans le gêne d’un proche ou concret rappel, la notion pure.

« Je dis : une fleur ! et, hors de l’oubli où ma voix relègue aucun contour, en tant que quelque chose d’autre que les calices sus, musicalement se lève, idée même et suave, l’absente de tous les bouquets. »

« Les choses existent , nous n’avons pas besoin de les créer, ce que nous devons faire,c’est en saisir les rapports. »

« Ci-gît le noble vol humain
Cendre ployée avec les livres
Pour que toute tu la délivres
Il faut en prendre un dans ta main. »

« Une chose dont je suis heureux, c’est de vivre à la même époque que Monet. »

« La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. »

« Le devoir est de vaincre, et un inéluctable despotisme participe du génie. »